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L'ancienne voie romaine Tours-Poitiers
L'ancienne voie romaine Tours-Poitiers
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  • De la voie romaine à la LGV ...
Une chaussée empierrée, conservée sur une largeur maximale de 6,60 m et identifiée comme tronçon de la voie romaine Tours-Poitiers a été mise au jour lors d'un diagnostic archéologique réalisé à Nouâtre en début d'année 2011.
Préalablement au projet d'aménagement de la ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) – Sud Europe Atlantique (SEA2) a eu lieu un diagnostic archéologique sur la commune de Nouâtre, près de l'aire de repos de l'autoroute A10 pris en charge par le Service de l'Archéologie du département d'Indre-et-Loire (SADIL) du Conseil Général. La superficie concernée par ce diagnostic (418 719 m² ) accueillera l'aménagement d'une base de travaux pour le maître d'ouvrage, Réseau Ferré de France. D'autres interventions effectuées par l'INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques préventives), sont encore en cours dans le département.

Premières traces d'occupations humaines en Touraine sur le tracé de la future LGV

Le diagnostic de la base de travaux, désormais terminé, a livré les premiers résultats de traces d'occupations humaines en Touraine sur le tracé de la future LGV. Toutes les périodes sont représentées, depuis le Néolithique jusqu'à nos jours. Un site d'habitat de l'Age du Fer (Ve s. au Ier s. av. J.-C.) a été mis au jour. Au moins cinq bâtiments sur poteaux, dont un grenier, des fosses d'extraction de marne, une structure de stockage (type silo), ainsi que des activités artisanales (tissage en particulier) ont pu être mis en évidence.

L'ancienne voie romaine Tours-Poitiers à Nouâtre

Pour la période antique, un tronçon de la voie Tours-Poitiers a été découvert non loin de l'aire de repos d'autoroute de Maillé. Le souvenir de cette voie est conservé sous forme d'un chemin toujours dénommé sur la cadastre « Allée romaine ». Elle atteint une largeur maximale de 6,60 m pour 10 à 12 cm d'épaisseur. Son mode de construction est usuel pour l'époque romaine. Elle se présente sous la forme d'une chaussée bombée construite en pierres calcaire compactées, de formes irrégulières et de faibles modules.

Des fossés de drainage, jouxtant la voie de part et d'autre, ont été identifiés. D'autres fossés latéraux, distants respectivement de 4 et 7 m de la chaussée, peuvent être interprétés comme "fossés-limites". De chaque côté de la voie, ils ménagent deux larges bandes bien dégagées. Ainsi était matérialisée la zone de l'emprise publique de la route.


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